Que dire de la grève…

20 12 2007

Voilà quelques semaines déjà, je parlais de la grève étudiante sur le dégel des frais de scolarité… Quelqu’un en a réentendu parler? La grève est-elle déjà désuète?  

 greve01Mise en contexte : au plus fort de la semaine de mi-novembre, près de 60 000 étudiants québécois étaient en grève. Des étudiants des cégeps et des universités, dont l’Université du Québec en Outaouais, l’Université Laval et le Collège Dawson, ont déserté les classes de un à trois jours entre le 14 et le 16 novembre pour manifester contre le dégel des frais de scolarité. Tout ça réunit environ 33 associations étudiantes des quatre coins de la province. En fait, les grévistes manifestent pour le dégel des frais de scolarité qui englobe la province au complet pour une modique somme de 50 $ par session sur 5 ans. 

Seulement, cette grève étudiante 2007 a-t-elle un sens? Et si on définit le terme de « grève »… 

La notion de grève a un sens dans la mesure où elle est (enfin…, devrait être) un ultime recours face à une direction refusant des revendications légitimes (salaires minables, conditions de travail intolérables, problèmes de sécurité, brimades, harcèlement, etc.) et, deuxièmement, où elle pénalise cette direction en provoquant des pertes pour l’entreprise. 

Ainsi, pourrait-on dire que les étudiants grèvent pour les bonnes notions? Cette moitié de coalition qui prend forme depuis l’autonome 2007 n’est que, d’après moi, un abus envers la liberté d’expression. Et pourquoi? Parce que plusieurs étudiants qui sont en grève ne savent même pas les vrais fondements de leur grève. Une minorité pour le dégel des frais de scolarité, l’autre moitié pour la gratuité scolaire! Et, en fin de compte, est-ce qu’il a eu des pertes pour le gouvernement? Bien sûr que non… il ne fait que s’efforcer à mentionner qu’aux USA, les sessions coûtent pas loin de 20 000 $. Mais qui appuyer? Et si nous écoutons les médias, avons-nous raison de leur donner parole pour que l’on puisse prendre position? Il ne faut pas oublier de mentionner que le jeu primordial, de ceux-ci, nous enfonce dans un gouffre sans fin : tout ce que l’on apprend d’eux, ce n’est que de matière à primeur et de manipulation :

· Une centaine d’étudiants ont été arrêtés dans la nuit de mercredi au Cégep du Vieux-Montréal, après avoir refusé de quitter les lieux. La police est également intervenue à deux reprises, lundi, à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM) ( SOURCE )

· Mme Courchesne a expliqué que son gouvernement avait bonifié l’aide financière aux étudiants pour éviter que le dégel des frais ait un impact négatif sur l’accessibilité à l’éducation supérieure. ( SOURCE )

Haha! De la manière dont je dicte mes choses, c’est comme si j’étais contre les grèves. Mais rassurez-vous! Ce que je déplore, ici, ce n’est pas la grève en tant que telle, mais le « pourquoi » de la grève… Faisons un peu d’histoire… 

  • Dès 1445, l’université de Sorbonne à Paris, proclame la grève envers l’État et se résulte à 9 mois de grève contre greveles frais scolaires…

  • En 1940, il y a eu une grève nationale en France; trois mois faisant même des morts et elle se termine par une abolition des frais d’inscriptions.

  • En 1970-80, c’est grâce à la grève des baby-boomers qu’aujourd’hui on a une gestion de prêts et bourse au Québec…

  • En 2005… 230 000 étudiants pour la coupure des 103 millions… J’ai moi-même assisté à cette grève de trois mois et tous ces accommodements ont valu leur pesant d’or!

Manifestement, ces grandes grèves ont eu de l’impact, mais le sens de la question était d’appuis par une grande majorité! Ainsi dire, la grève étudiante a ses bienfaisances et j’y crois! Toutefois, aujourd’hui, est-ce que nous gérons le concept adéquatement? Enfin, toute cette panoplie d’actions/réactions n’en vaut pas la peine d’après moi pour le cas 2007. Manifestement, je crois donc que nous avons besoin d’inventer de nouveaux moyens d’action, qui ne pénaliseront que les responsables politiques, sans se retourner contre les étudiants ou d’autres catégories de personnel. Sinon, arrêtez de grever pour n’importe quoi!

Qu’en pensez-vous? 

-OrION





Le web 2.0 est-il sécuritaire..?

13 12 2007

En naviguant tranquillement sur les nouveaux liens que Le Prof ajoute à sa liste une fois de temps en temps, j’ai lu un article très intéressant concernant le web 2.0 sur www.ecrans.fr .

Voici son résumé :

  • à Netvibes :

- de changer tous les logins d’accès à leurs sites de développement
- de former les développeurs sur la sécurité
- de supprimer tous leurs « Webnote » contenant des données confidentielles
- de bloquer tous les modules qui enregistrent des logins et mot de passe de sites tiers
- de demander à tous leurs utilisateurs de changer le mot de passe de leur compte Netvibes, ainsi que leur compte courriel s’il est identique
- de me contacter afin que je leur donne la faille que j’ai utilisée afin de sécuriser Netvibes

  • aux utilisateurs :

- de changer régulièrement leurs mots de passe
- de ne pas saisir de données confidentielles dans leurs « Webnotes »
- de se montrer plus prudents sur ces nouveaux sites « Web 2.0 », même aussi populaires que Netvibes et FaceBook, qui sont merveilleux à utiliser, mais qui ne vous protègent pas tous encore contre le vol de données personnelles par des personnes malintentionnées…

Vous l’avez deviné….Vous connaissez Netvibes? Bien, c’est l’un des plus gros marchands de widgets en Europe. Le but de leur site web est de recréer un environnement de bureau, mais online! Donc, avec environs 100 000 de widgets, tout le monde peut faire n’importe quoi. Des développeurs ont même essayé de pirater cet environnement et ont facilement réussi avec pas moins de 5 lignes de code! Le secret : faire un widget retirant tout ce que l’utilisateur écrit ou presque web2.0sur son bureau virtuel…

Haha! Depuis que j’ai lu cet article, j’ai retiré immédiatement deux widgets de Vista qui, premièrement, simplifiait ma configuration courriel et de deux, qui me permet de prendre des webnotes. Sur ce, le message est clair : gardez vos informations personnelles dans votre mémoire ou bien créez-vous une identité virtuelle et changez l’habitude des mots de passe! Cela équivaut pour FaceBook, MySpace, Flirk et toute cette panoplie de communications virtuelles qui amplifient la tête de l’humanité à coup de «Je veux avoir plein d’amis» ou bien à coup  de «Je veux All-In-One»…

Comme Jean Baudrillard dirait: les médias et le numérique sont rendus tellement envahissants que pour certains, tout cela devient une vraie réalité! Arrêtez donc de vous créer une fausse réalité et profiter donc de la vie d’aujourd’hui.

Carpé-Diem.

Voici l’article, allez la lire..! Il décrit même comment il a procédé et les interrogations existentialismes qu’il a eus à travers toute cette aventure :) L’article a paru voilà déjà un an, mais a toute son importance…

Et faites attention à votre identité, même si vous avez supprimé votre acompte, les archives ont une durée de vie de 15 ans selon Google!

- OrION





Thomas est amoureux, un film de Pierre Paul RENDERS

13 12 2007

Thomas est amoureux, un film de Pierre Paul RENDERS

 

Prix Fripesci à la Mostra de Venise, 2000;

Prix du jury au Festival du  nouveau cinéma des nouveaux médias de Montréal, 2000;

Nombreux prix au 8ième Festival de Gérardner Fantastic’Art, 2001.

 

amoureux

  Synopsis :

«Thomas (Benoît Verhaert), un jeune homme de 32 ans, souffre d’agoraphobie aiguë. Depuis huit ans, il vit reclus chez lui et ne voit les gens que par l’intermédiaire de son ordinateur. Il a confié la gestion de sa vie à la Globale, une société d’assurances qui veille sur son bien-être matériel et mental. C’est le bonheur ou presque. Mais Thomas est seul.  Clara, sa partenaire virtuelle, ne lui suffit plus. Son assureur (Alexandre Von Sivers) lui apprend qu’il a droit à l’assistance d’un service de prostituées pour handicapés. Au même moment, pour le secouer, son psy (Frédéric Topart) l’inscrit de force dans un club de rencontres informatiques.» ( Allocine, 2007 )
 

Depuis la sortit de Thomas est amoureux en 2000, Pierre Paul Renders jouit d’une excellente réputation et sa carrière internationale s’annonce très prometteuse. D’ailleurs, il est intéressant de voir que son œuvre, applaudie par les critiques, surprend également le spectateur moyen (même le plus averti) par un imaginaire fascinant et un univers futuriste frôlant le surréalisme. Certes, il a réussi quand même à nous offrir un contenu qui est très d’actualité aussi bien dans son propos que son contexte. Définitivement, Jean-Pierre Renders redonne non seulement un nouveau souffle au cinéma, mais aussi un sens visuel aux problématiques envers la nouvelle technologie.

Dans son film, il montre bien les enjeux et les possibilités illimitées de ces nouvelles technologies et du cyberespace qui nous envahit de plus en plus. Pour le spectateur, la caméra est le prolongement de l’être humain comme l’être humain est le prolongement de la caméra. Ainsi, pour le personnage de Thomas, les nouvelles technologies et le cyberespace sont le prolongement de son propre corps et subséquemment, il accède à la vie et au cybersexe. La technologie lui permet donc d’avoir une vie relativement normale dans la mesure où il peut entrer en contact, toujours par la médiation, avec son entourage. Or, cette médiation, par les nouvelles technologies, n’est cependant pas sans conséquence et le film est, à cet égard, une réflexion autour de l’individu : un individu marginalisé par la société et conditionné par l’industrie.

Pourrait-on analyser ce contenu filmique versus la société actuelle? Ainsi, quelles seront les interactions et les interrelations humaines de demain? La communication « réelle », donc palpable, de vive voix, en chair et en os sera-t-elle évacuée par les nombreuses possibilités des nouvelles technologies?

Est-ce possible et sommes-nous capables de balancer toute notre vie dans un simulacre et une hyperréalité comme dans le premier long métrage de Renders? 

-         OrION

 





RFID et le contrôle électronique…

6 12 2007

rfidLes avancées de la RFID permettent à la technologie de nombreuses nouvelles possibilités. On a pensé à en mettre dans les cartes d’identité des employés, de façon à ce qu’il n’y ait pas besoin de glisser de carte pour franchir les points de contrôle de sécurité.

On a commencé à la mettre dans des cartes d’étudiant dans certaines régions d’Asie, et maintenant on dirait que le passeport américain typique va avoir une puce RFID incorporée très prochainement. Seulement, pas juste nos voisins se dotent de cette puce. Le Québec est en train de négocier une entente avec le gouverneur du Vermont, Jim Douglas, pour un permis de conduire qui remplacera le passeport ce qui facilitera le passage d’un côté à l’autre de la frontière. 

Les puces RFID que l’on trouve dans ces nouveaux passeports ou dans nos futurs permis de conduire transporteront toutes les données que la copie papier contient, y compris toute votre information personnelle et une version numérique de la photographie. Selon les responsables du gouvernement, ceci améliorera le processus parce que le « scanning » et le recoupement via des bases de données de sécurité sont plus faciles. 

 Cela dit, des problèmes de sécurité arrivent clairement au premier rang, car comme n’importe qui qui se sert d’un réseau « Wi-Fi » à la maison ou au travail vous le dira, il y a toujours le souci des personnes qui piratent. Les puces RFID étant incrustées dans les cartes d’identité, le vol d’identité peut être réalisé sans l’aide d’aucun fil parce que votre information privée se trouve simplement là, dans l’air pour, attendant que des criminels la saisissent. En fait, le prototype des passeports néerlandais à RFID a échoué à l’essai lorsqu’une firme de sécurité a « craqué » le codage sans trop d’effort.  

Bref, ce qui n’était hier encore que science-fiction est aujourd’hui bien réel. Poursuivons un peurfid2 la réflexion : si l’on est parvenu à appliquer cette technique sur des cartes étudiantes, pourquoi ne pourrait-on pas en faire de même sur les êtres humains? C’est en tout cas techniquement et technologiquement possible. Bien sûr, il y a des règles morales, éthiques, légales, ainsi que les Droits de l’Homme (qui sont bafoués chaque jour) pour nous « protéger »… Mais ces barrières sont-elles réellement suffisantes et efficaces??? Sommes-nous encore dans l’Ère du « Big Brother »?  

Finalement, le premier ministre Jean Charest affirme que ce n’est qu’une solution « B » du passeport obligatoire pour aller aux États-Unis. N’a-t-il pas oublié de mentionner les désavantages de ces nouvelles technologies? 

- OrION

Source : Voyager sans passeport de Radio-Canada 

Voici déjà, un bar en Espagne qui offre une puce cutanée pour faciliter le mode paiement ( à 2 minutes 02 seconde )…

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Animal Farm, un livre de George ORWELL

13 11 2007

orwell

Synopsis : 

« Un soir, tous les animaux de la ferme du Manoir sont convoqués dans la grange par Sage l’Ancien, le plus vieux cochon de la ferme. Celui-ci leur fait part d’un rêve qu’il a fait quelques jours plus tôt, dans lequel lui était apparu un monde débarrassé de la race humaine. Cela lui a laissé entrevoir les nombreux avantages dont les animaux pourraient alors profiter (travailler dignement et non plus en esclaves, avoir des loisirs, vivre plus longtemps, etc.). » (Wikipédia, 2007)

 

L’être humain rêve d’un monde où il n’y a pas d’inégalité. Toutefois, la loi de la force et de la tromperie est de mises dans tout pouvoir politique ou presque. Peut-on, aujourd’hui, dans un monde considéré démocrate, construire une société égalitaire? Imaginez les organismes se fusionner et se respecter! Imaginez des médias neutres et qui dénoncent ce qu’ils doivent dénoncer! Il y a des liens très intéressants à faire avec le livre de George Orwell, La Ferme des animaux, une fable dénonçant le régime de l’Union soviétique.

Notamment, cette œuvre vaut à Orwell une renommée et son livre est considéré comme une référence éthique que l’on peut, même aujourd’hui, associé à nos gouvernements. Des gouvernements qui exercent encore le métier avec une approche parfois autoritarisme. Et avec qui ces gouvernements fraternisent-ils le plus? Les médias bien sûrs, car leurs paroles sont visibles juste là!

Avant tout, qu’est-ce qu’une approche autoritarisme? C’est « tout régime politique qui exerce le pouvoir de façon autoritaire, c’est-à-dire par des moyens de contrôle et de pression plus ou moins radicaux »(1).

À l’égard de cette définition et de la fable, regardons par exemple l’Administration de Bush face à la guerre. Tout compte fait, la grande majorité des gens, y compris la plupart des Américains, s’opposent à ces guerres lancées depuis le siècle dernier. Le gros de l’humanité réalise correctement que les allégations de Bush à propos des armes de destruction massive en Irak ou la menace imminente de l’Afghanistan ne sont qu’un prétexte cynique pour lancer des guerres de conquêtes et de pillages. Les gens le savent et ne se fient certainement pas à la télévision et aux journaux, car l’information, la vraie, n’y est même pas reflétée! Les gouvernements, représentés par les médias, inventent des mots comme le terroriste, utilisent des termes comme le bien et le mal, et surtout, soulèvent la foi! Mon œil! Ils nous montrent que le « reaction shot » de tout ce qui se passe dans le monde et nous font sentir « cheap ».  Ils tendent l’illusion dynamique à laquelle les gens sont le plus sensibles et nous font avaler n’importe quoi pour que le peuple appuie les dires!  En plus, ce qu’il y a d’ahuri dans l’idéologie de Bush, c’est qu’elle considère qu’on peut soumettre les gens par la peur. Par les médias, elle s’est amplifiée et s’est diffusée partout dans le monde. L’Amérique est devenue une hyperpuissance en se contentant, le plus souvent, de montrer sa force pour se faire respecter ou faire valoir ses idéologies. Cette vérité était-elle présente sur CBC ou FOX? Pourquoi faut-il aller à l’école pour savoir ces choses? Si seulement les médias nous disaient les bons trucs…

Tout ça pour dire que quand j’ai lu La ferme des animaux, j’ai comparé tout de suite l’environnement Bush à celle des animaux :

« […] une fois aux commandes, les cochons [Administration Bush] apprennent à lire [manipuler] et assoient leur pouvoir sur leur supériorité intellectuelle [le contrôle des médias, leur religion, les mensonges]. Les chefs [Administration Bush] proclament l’animaliste [la suprématie et le capitaliste] idéologie officielle. Progressivement, le cochon Napoléon [Bush] évince son rival Boule de Neige [Ben Laden] et massacre les animaux soupçonnés de pactiser avec ce traître [Saddam H.]. En plus d’éliminer ses ennemis avec sa meute de chiens féroces [puissance militaire], les autres animaux sont rationnés [problème de pauvreté et de classes sociales]. Rapidement, les cochons [Administration Bush] détournent la démocratie à leur profit [argent, pétrole, mondialisation] et manipulent les foules bêlantes [citoyens passifs]. Ces foules, qui n’ont aucun droit de regard sur la vie politique de la ferme [privatisation], n’ont pas accès à l’enseignement, réservé à “l’élite [riches]” porcine. Et pour bien orchestrer ce petit chantier, les porcs [Administration Bush] contrôlent l’information [les médias] et assaisonnent les règlements comme bon leur semble [agir contre l’avis de l’ONU et du Conseil de Sécurité]. Finalement, ils rééditent sept commandements, parmi lesquels on trouve ceci : 

  • 1) Aucun animal ne dormira dans un lit avec des draps [les relations internationales sont des relations régies par la force et non par le droit];

  • 2) Aucun animal ne boira de l’alcool à l’excès [Les États-Unis, seule superpuissance de l’après-guerre froide, ont dès lors le droit d’imposer leurs vues, leurs intérêts, leurs valeurs];

  • 3) […] » 

 En définitive, le Pentagone et les milieux les plus influents de l’Administration américaine sont partisans de la théorie de laorwell2 suprématie et du contrôle de leur peuple. Ils croient donc que les rapports internationaux sont fondés sur la force, et non pas sur le droit. Cette idéologie réside dans la doctrine de Bush et pourrait être représentée comme une réminiscence de l’œuvre d’Orwell : « tous les animaux sont égaux, sauf que certains sont plus égaux que les autres ». Seulement, les médias ne le dénoncent pas. Drôle de ressemblance avec les trois problématiques de l’école de francfort.

Cependant, serait-il intéressant d’observer les ressemblances entre le système américain et le système canadien? Les médias traitent-ils de la même vision les événements?  

- OrION

 

(1) MORAZAIN, André et PUCELLA, Salvator, Éthique et politique, Montréal, Erpi, 1988, 130 pages





Festival du cinéma international

6 11 2007

Une centaine de longs métrages voient le jour chaque année au Québec et c’est dans les festivals comme celui-ci, je crois, qu’on a la plus belle opportunité d’en visionner le plus et d’y rencontrer leurs réalisateurs, scénaristes, ou mêmes acteurs. Ce fut cette semaine la 26e édition du festival du cinéma international en Abitibi-Témiscaminque. Incroyable comme on se sent privilégié dans de telles circonstances. Souvent dans les gros centres, aujourd’hui en région. Mon passeport, d’une valeur de 89 dollars, en valait son pesant d’or : 22 longs métrages, 59 courts ou moyens métrages et 37 films d’animation en provenance de 23 pays.

Bien qu’à passer ma semaine de relâche à écouter ces nouveautés mondiales, j’ai beaucoup apprécié les nombreuses diffusions, aussi bien que l’attention apportée à cet événement. La grandeur, la splendeur et surtout l’honnêteté de ce résultat multiple se sont jouées grâce aux nombreux talents qui nous unissent.  Bravo à tous les participants, spectateurs et surtout, bravo aux organisateurs!

Ce que je déplore malheureusement, c’est qu’il y a des gens qui ne sont jamais satisfaits. Certes, beaucoup critiquent l’intégrité de ces films ou de l’organisation, se firent aux dires d’autrui et se cachent derrière « la » réputation de ceux-ci. J’ai même entendu que c’était une perte de temps ce qu’est le cinéma de répertoire! Je suis bien d’accord, chère cousine, à ce qu’il y a des films moins bon que d’autre, mais de là à « blaster » tout le cinéma en général… Sur ce, j’ai bien aimé la réplique de Denis Arcan jeudi dernier :

« […] Ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez se plantent à tout coup. […] Si j’ai décidé de changer l’acte quatre d’Aristote, c’est que je voyais ce film de cette façon. J’ai choisi de faire des films par choix personnel, et non par choix de popularité. […] Et c’est quelque chose qui me tient à cœur, et les critiques je m’en tabarnak (rire)… »

C’est donc avec un point de vue optimiste et de fierté que mes trois coups de cœur se dirigent vers :

  1. La Brunante, un film de Fernand Dansereau

  2. 4 luni, 3 saptamini si 2 zile, un film de Cristian Mungiu

  3. La logique du remords, un film de Martin Laroche

Toutefois, ce qui est le plus attachant dans cette histoire, c’est de voir en même temps que la diversité, la relève des jeunes qui s’intéressent à cet univers formidable. J’ai constaté que ce n’est pas juste les finissants des écoles réputées comme à l’UDM, Concordia, l’UQAM ou même l’INIS qui parcourt ce terrain vaste, mais les personnes de mon entourage; de l’Abitibi-Témiscaminque. J’ai pu voir le travail de Jérémie Larouche (étudiant à l’UQAT) comme assistant-caméraman sur Le peuple invisible de Richard Desjardins, ou même, la participation de Julien-Pierre Arseneault (un de mes bons amis) sur le documentaire signé Martin Guérin sur la vie de Réal V. Benoît. En plus, quelques finissants en animation 3D ont présenté leurs projets finaux. Et moi-même, grâce à ce festival, j’ai eu la chance de travailler sur un plateau avec le réalisateur Frédérik Pelletier. Tout est simplement incroyable et plusieurs souvenirs sont mémorables! Des gens d’ici, pour la relève d’aujourd’hui.  

J’espère donc vous revoir l’année prochaine pour la 27e édition! Et n’oubliez pas d’encourager la relève!

festival

 -OrION





Pi, un film de Darren ARONOFSKY

13 10 2007

 Pi

piSynopsis : 

« Max Cohen est un jeune mathématicien surdoué qui croit que les mathématiques sont le langage de la nature. Il cherche partout des séquences prévisibles de chiffres, notamment dans l’analyse des valeurs de la Bourse. Vivant seul dans son appartement, il analyse la suite des décimales du nombre π. Pour ce faire, il utilise un ordinateur qu’il a lui-même fabriqué et qui occupe la plus grande partie de son appartement.

Plusieurs personnes s’intéressent de près à ses recherches : son ancien directeur de thèse, une femme de Wall Street et un groupe de Juifs qui pensent que la Torah, lorsqu’on la représente avec des nombres à la place des lettres, contient le vrai nom de Dieu. » 

Que dire de ce film que j’ai vu à 9 h du matin sur les bancs de l’université? Hé, bien! Je viens de découvrir l’univers de Darren Aronofsky et c’est un univers qui me fait aimer encore plus le cinéma! J’avais visionné son deuxième succès Requiem for a dream, mais sans plus porter attention au cinéaste, j’avais passé à autre chose. Toutefois, j’ai eu tort…

Pi est le premier film populaire d’Aronofsky et cet auteur ne s’est pas limité à la face visible de l’iceberg. Il a demandé 100 dollars à ses amis et collègues contre un échange de 150 dollars lorsque le film sera publié! Il a eu fort bien raison. D’une histoire un peu banale, il fait plonger le grand public dans une aventure intellectuelle bien formelle. La paranoïa du personnage principal devient alors la nôtre et tous spectateurs qui visionnent cette œuvre finissent par croire qu’ils découvriront, eux aussi, le secret des 216 chiffres. Ce qui est intéressant, c’est que ce chiffre est aussi important dans sa valeur métaphysique qu’économique. Du moins, c’est ce que Max essaie de découvrir en regardant l’effet du vent dans les arbres et le défilement des chiffres de la bourse. Mais qu’arrive-t-il lorsqu’une personne a de lourds secrets comme Max?

Filmé en noir et blanc, ce film nous propose donc une version allégée de la réalité. Que ce soient les financiers de Wall Street ou les Juifs les plus intégristes, ce ne sont que leurs façons de pensée qui change. Or, ils ont le même but : ils souhaitent dominer les autres. Cette thèse centrale de Pi soulève donc un questionnement plus profond : à qui mérite les recherches? Le seul qui comprend le sens de tous ces chiffres se désintéresse des applications qu’il pourrait y développer et les autres, les manipulateurs, sont aveuglés que par leurs ambitions. Cependant, dit-on que la connaissance n’est jamais gratuite? Voyez-vous où je veux en venir? Certainement, le film nous offre une solution acceptable et critiquable selon l’univers de la cinématographie. Toutefois, si nous parlons de l’affaire David Kelly (la mort mystérieuse du directeur britannique de recherche en environnement. Objet : Armes de destruction massive en Irak)? Ou bien, l’affaire Marilyn Monroe (l’hypothèse d’un assassinat. Cause : on prête à Monroe une liaison avec le président Kennedy.)? Ou bien, l’affaire 9/1/1 (l’hypothèse que l’attentat proviendrait de l’intérieur du pays.  Cause : il y a plusieurs faits et gestes qui sont incohérents avec les dires de Bush et son gouvernement.)

Tout ça me fait tellement penser à la trilogie de Jason Bourne (Mémoire dans la peau, Mort dans la peau et Vengeance dans la peau)… 

  • Notre système gouvernemental favorise-t-il la loi du plus fort?

  • Est-ce qu’ils ont aussi un pouvoir concernant le contrôle de l’information?

  •  Les conspirations sont-elles réelles? 

Voici une citation bien octroyée! : « Si vous avez un pouvoir presque absolu sur d’autres individus, vous succombez dans un système qui peut facilement engendrer des abus. » Le Devoir.com

 - OrION





Le iPod blanchit les dents!

6 10 2007

ipod12Quand j’ai vu cette nouvelle aujourd’hui, je me suis dit : cela n’a aucun sens, on ne sait plus quoi inventer!! Ceci pourrait être une prochaine tendance pour le monde dentaire cosmétique. Hé! Oui! Vous l’avez deviné! Le puissant iPod d’Apple à d’autres fonctions que d’écouter de la musique. Le dispositif ROCK MY TEETH vient d’éliminer la liste d’attente de votre dentiste préféré! Ce nouvel appareil est un accessoire qui se branche dans votre iPod et est relié à votre bouche par une « gogosse » qui ressemble à un protecteur buccal utilisé par les dentistes. Il suffit que de monter le volume et les bandes couvertes de peroxyde, qui ont été appliquées délicatement sur vos dents, gigotent et blanchient! Mais ce n’est pas tout… On peut entendre la musique par l’ostéoconductibilité de votre mâchoire! N’importe quoi… ça coûterait 50 dollars incluant 50 bandes au peroxyde. 

L’inventeur de ce nouveau gadget serait le directeur de l’Institute for The Advance of Musical Science, M. Mike Williams, situé en plein Californie. Qui dit Californie, dit USA… voilà. J’aimerais bien rencontrer l’homme derrière ce concept. D’après lui, l’énergie musicale frappant la masse du vide crée des forces à inertie directionnelles qui se heurteraient entre les molécules de blanchiment, ce qui blanchirait nos dents. L’énergie musicale stimule donc et augmente l’écoulement de sang à la cavité intraorale. Haha, je ne dis pas qu’il a tord, mais de là utilisé le iPod… Qui est M. Mike Williams? Dans tous les articles lus, je n’ai trouvé aucune brève description de ce génie qui vient de sortir de sa cachette… 

Est-ce que ça serait la nouvelle manie d’Hollywood? Le vrai sujet de ma critique : aussitôt qu’une vedette célèbre va essayer cette nouveauté, elle fera parler d’elle en tant qu’avant-gardiste, originale et elle sera cool… et l’objet se vendra à des millions d’exemplaires! L’idole n’est-elle pas là? Si un le fait, alors, tout le monde le fait! C’est ce qui est arrivé avec la « gougoune » québécoise; les Crocs. Vous vous rappelez les sandales en caoutchouc laides et de toutes les couleurs? Autrefois, seulement le monde aquatique la chaussait et quand Al Pacino, Jack Nicholson ou encore Teri Hatcher dévoile leur tendance, la compagnie a faite le milliard de dollars au Nasdaq. 

Sommes-nous dans un monde où que l’individu se regroupe et imite les grands? Plusieurs porteurs et porteuse de ces sandales ne savent même pas les propriétés des ceux-ci. Qu’a viendra-t-il avec ROCK MY TEETH? Pourquoi se faire blanchir les dents avec un iPod quand on peut les faire blanchir avec des bandes pour moins de 30 dollars chez Jean-Coutu ou Uniprix? 

  • Ce serait la masse qui contrôle la tendance ou bien la tendance qui contrôle la masse?

  • Les gens se laissent-ils trop envahir par le rêve américain?

Voici une citation bien octroyée! : « Nous sacrifions les trois quarts de ce que nous sommes dans le seul dessein d’être comme les autres… »  Maxwell E. 

-OrION 

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Caché, un film de Michael HANEKE

3 10 2007

Caché
Prix du Jury œcuménique Cannes 2005

cacheSynopsis :

« Georges, journaliste littéraire, reçoit des vidéos où on le voit avec sa famille, ainsi que des dessins inquiétants et difficiles à interpréter. Il n’a aucune idée de l’identité de l’expéditeur.

Peu à peu, le contenu des cassettes devient plus personnel, ce qui laisse soupçonner que l’expéditeur connaît Georges depuis longtemps. Georges sent qu’une menace pèse sur lui et sur sa famille, mais comme cette menace n’est pas explicite, la police lui refuse son aide… »

 Voici un film qui sort de l’ordinaire! Toutefois, ce n’est certainement pas une œuvre pour tous, car elle soulève plus de questions qu’elle n’offre de réponse! En d’autres mots, Haneke nous renvoie à nos certitudes et surtout à notre statut de spectateur. Il joue ici par le biais d’une caméra qui fait surveillance, ce qui amène à raconter une histoire; une conséquence du passé de Georges. Seulement, pouvons-nous faire un lien entre celui-ci, spectateur de cassettes anonymes, et nous, spectateurs de films? Comment pouvons-nous manipuler une caméra pour arriver à nos fins? Bien sûr, peu importe le spectateur (réalité ou fictive), on ne peut s’empêcher de se demander qui envoie des cassettes et pourquoi. Mais la question va au-delà!  Ce qui est intéressant, ce n’est pas d’autant plus le contenu de la cassette, mais le malaise distillé qui est apporté avec cette cassette. On peut donc comprendre que nos faits et gestes peuvent être surveillés et archivés.

Construit comme un labyrinthe socio psychanalytique, ce film nous propose donc les terreurs d’enfance, les stigmates enfouis et la culpabilité de nos actions faites. Qui n’a jamais fait de conneries plus jeunes? Et si des bouts de ces conneries, comme Georges a fait à l’âge de six ans, remontent à la surface plusieurs années plus tard? C’est tout un questionnement face au sens et aux conséquences de nos actes. La mémoire est sélective dit-on, mais la conscience, elle, charrie les avaries du passé! Tout ça pour dire qu’avec une caméra, on peut archiver bien des choses, seulement, les gens veulent bien montrer se qu’ils veulent montrer par la suite. Alors, la personne qui tient la caméra, détient la vérité et elle seule en est juge. Et si cette personne travaillait par pur hasard dans les médias? C’est donc maintenant rendu un problème de communication de masse, car ce traumatisme n’est pas seulement lié à l’individu lui-même, mais à toute une société où les images et paroles trahissent, dissimulent, manipulent et révèlent un jour une face cachée de quelqu’un! (par exemple le passé du politicien André Boisclair avec la cocaïne…) Ainsi dire, l’image est là, porteuse d’horreurs inavouables et de remords silencieux. A-t-on besoin de tout enregistrer pour finalement tout avouer? N’oublions pas que le Royaume-Uni est doté d’au plus de 4 200 000 de caméras de surveillance. Qui voudrait aller se promener en centre-ville de Londres?

  • Les gens abusent-ils de la capacité des médias et des médiums?

  • A-t-on peur de notre liberté? Et si ces caméras voyeuses tombaient entre mauvaises mains comme dans le film Caché de Michael Haneke?

  • Le problème source est-il le comportement de l’être humain ou c’est la technologie informatique qui est trop évoluée? 

Voici une citation bien octroyée! : « Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre. »  Thomas Jefferson

- OrION





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17 09 2007

Ce blogue a pour but d’exploiter différents médiums dans le cadre de mon cours en communication de groupe et de masse. Vous trouverez donc, ci-joint, des critiques face à plusieurs films et sur l’actualité… Cette constellation est une parmi tant d’autres alors, venez découvrir l’univers…!

-OrION

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