Pi, un film de Darren ARONOFSKY

13 10 2007

 Pi

piSynopsis : 

« Max Cohen est un jeune mathématicien surdoué qui croit que les mathématiques sont le langage de la nature. Il cherche partout des séquences prévisibles de chiffres, notamment dans l’analyse des valeurs de la Bourse. Vivant seul dans son appartement, il analyse la suite des décimales du nombre π. Pour ce faire, il utilise un ordinateur qu’il a lui-même fabriqué et qui occupe la plus grande partie de son appartement.

Plusieurs personnes s’intéressent de près à ses recherches : son ancien directeur de thèse, une femme de Wall Street et un groupe de Juifs qui pensent que la Torah, lorsqu’on la représente avec des nombres à la place des lettres, contient le vrai nom de Dieu. » 

Que dire de ce film que j’ai vu à 9 h du matin sur les bancs de l’université? Hé, bien! Je viens de découvrir l’univers de Darren Aronofsky et c’est un univers qui me fait aimer encore plus le cinéma! J’avais visionné son deuxième succès Requiem for a dream, mais sans plus porter attention au cinéaste, j’avais passé à autre chose. Toutefois, j’ai eu tort…

Pi est le premier film populaire d’Aronofsky et cet auteur ne s’est pas limité à la face visible de l’iceberg. Il a demandé 100 dollars à ses amis et collègues contre un échange de 150 dollars lorsque le film sera publié! Il a eu fort bien raison. D’une histoire un peu banale, il fait plonger le grand public dans une aventure intellectuelle bien formelle. La paranoïa du personnage principal devient alors la nôtre et tous spectateurs qui visionnent cette œuvre finissent par croire qu’ils découvriront, eux aussi, le secret des 216 chiffres. Ce qui est intéressant, c’est que ce chiffre est aussi important dans sa valeur métaphysique qu’économique. Du moins, c’est ce que Max essaie de découvrir en regardant l’effet du vent dans les arbres et le défilement des chiffres de la bourse. Mais qu’arrive-t-il lorsqu’une personne a de lourds secrets comme Max?

Filmé en noir et blanc, ce film nous propose donc une version allégée de la réalité. Que ce soient les financiers de Wall Street ou les Juifs les plus intégristes, ce ne sont que leurs façons de pensée qui change. Or, ils ont le même but : ils souhaitent dominer les autres. Cette thèse centrale de Pi soulève donc un questionnement plus profond : à qui mérite les recherches? Le seul qui comprend le sens de tous ces chiffres se désintéresse des applications qu’il pourrait y développer et les autres, les manipulateurs, sont aveuglés que par leurs ambitions. Cependant, dit-on que la connaissance n’est jamais gratuite? Voyez-vous où je veux en venir? Certainement, le film nous offre une solution acceptable et critiquable selon l’univers de la cinématographie. Toutefois, si nous parlons de l’affaire David Kelly (la mort mystérieuse du directeur britannique de recherche en environnement. Objet : Armes de destruction massive en Irak)? Ou bien, l’affaire Marilyn Monroe (l’hypothèse d’un assassinat. Cause : on prête à Monroe une liaison avec le président Kennedy.)? Ou bien, l’affaire 9/1/1 (l’hypothèse que l’attentat proviendrait de l’intérieur du pays.  Cause : il y a plusieurs faits et gestes qui sont incohérents avec les dires de Bush et son gouvernement.)

Tout ça me fait tellement penser à la trilogie de Jason Bourne (Mémoire dans la peau, Mort dans la peau et Vengeance dans la peau)… 

  • Notre système gouvernemental favorise-t-il la loi du plus fort?

  • Est-ce qu’ils ont aussi un pouvoir concernant le contrôle de l’information?

  •  Les conspirations sont-elles réelles? 

Voici une citation bien octroyée! : « Si vous avez un pouvoir presque absolu sur d’autres individus, vous succombez dans un système qui peut facilement engendrer des abus. » Le Devoir.com

 - OrION





Le iPod blanchit les dents!

6 10 2007

ipod12Quand j’ai vu cette nouvelle aujourd’hui, je me suis dit : cela n’a aucun sens, on ne sait plus quoi inventer!! Ceci pourrait être une prochaine tendance pour le monde dentaire cosmétique. Hé! Oui! Vous l’avez deviné! Le puissant iPod d’Apple à d’autres fonctions que d’écouter de la musique. Le dispositif ROCK MY TEETH vient d’éliminer la liste d’attente de votre dentiste préféré! Ce nouvel appareil est un accessoire qui se branche dans votre iPod et est relié à votre bouche par une « gogosse » qui ressemble à un protecteur buccal utilisé par les dentistes. Il suffit que de monter le volume et les bandes couvertes de peroxyde, qui ont été appliquées délicatement sur vos dents, gigotent et blanchient! Mais ce n’est pas tout… On peut entendre la musique par l’ostéoconductibilité de votre mâchoire! N’importe quoi… ça coûterait 50 dollars incluant 50 bandes au peroxyde. 

L’inventeur de ce nouveau gadget serait le directeur de l’Institute for The Advance of Musical Science, M. Mike Williams, situé en plein Californie. Qui dit Californie, dit USA… voilà. J’aimerais bien rencontrer l’homme derrière ce concept. D’après lui, l’énergie musicale frappant la masse du vide crée des forces à inertie directionnelles qui se heurteraient entre les molécules de blanchiment, ce qui blanchirait nos dents. L’énergie musicale stimule donc et augmente l’écoulement de sang à la cavité intraorale. Haha, je ne dis pas qu’il a tord, mais de là utilisé le iPod… Qui est M. Mike Williams? Dans tous les articles lus, je n’ai trouvé aucune brève description de ce génie qui vient de sortir de sa cachette… 

Est-ce que ça serait la nouvelle manie d’Hollywood? Le vrai sujet de ma critique : aussitôt qu’une vedette célèbre va essayer cette nouveauté, elle fera parler d’elle en tant qu’avant-gardiste, originale et elle sera cool… et l’objet se vendra à des millions d’exemplaires! L’idole n’est-elle pas là? Si un le fait, alors, tout le monde le fait! C’est ce qui est arrivé avec la « gougoune » québécoise; les Crocs. Vous vous rappelez les sandales en caoutchouc laides et de toutes les couleurs? Autrefois, seulement le monde aquatique la chaussait et quand Al Pacino, Jack Nicholson ou encore Teri Hatcher dévoile leur tendance, la compagnie a faite le milliard de dollars au Nasdaq. 

Sommes-nous dans un monde où que l’individu se regroupe et imite les grands? Plusieurs porteurs et porteuse de ces sandales ne savent même pas les propriétés des ceux-ci. Qu’a viendra-t-il avec ROCK MY TEETH? Pourquoi se faire blanchir les dents avec un iPod quand on peut les faire blanchir avec des bandes pour moins de 30 dollars chez Jean-Coutu ou Uniprix? 

  • Ce serait la masse qui contrôle la tendance ou bien la tendance qui contrôle la masse?

  • Les gens se laissent-ils trop envahir par le rêve américain?

Voici une citation bien octroyée! : « Nous sacrifions les trois quarts de ce que nous sommes dans le seul dessein d’être comme les autres… »  Maxwell E. 

-OrION 

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Caché, un film de Michael HANEKE

3 10 2007

Caché
Prix du Jury œcuménique Cannes 2005

cacheSynopsis :

« Georges, journaliste littéraire, reçoit des vidéos où on le voit avec sa famille, ainsi que des dessins inquiétants et difficiles à interpréter. Il n’a aucune idée de l’identité de l’expéditeur.

Peu à peu, le contenu des cassettes devient plus personnel, ce qui laisse soupçonner que l’expéditeur connaît Georges depuis longtemps. Georges sent qu’une menace pèse sur lui et sur sa famille, mais comme cette menace n’est pas explicite, la police lui refuse son aide… »

 Voici un film qui sort de l’ordinaire! Toutefois, ce n’est certainement pas une œuvre pour tous, car elle soulève plus de questions qu’elle n’offre de réponse! En d’autres mots, Haneke nous renvoie à nos certitudes et surtout à notre statut de spectateur. Il joue ici par le biais d’une caméra qui fait surveillance, ce qui amène à raconter une histoire; une conséquence du passé de Georges. Seulement, pouvons-nous faire un lien entre celui-ci, spectateur de cassettes anonymes, et nous, spectateurs de films? Comment pouvons-nous manipuler une caméra pour arriver à nos fins? Bien sûr, peu importe le spectateur (réalité ou fictive), on ne peut s’empêcher de se demander qui envoie des cassettes et pourquoi. Mais la question va au-delà!  Ce qui est intéressant, ce n’est pas d’autant plus le contenu de la cassette, mais le malaise distillé qui est apporté avec cette cassette. On peut donc comprendre que nos faits et gestes peuvent être surveillés et archivés.

Construit comme un labyrinthe socio psychanalytique, ce film nous propose donc les terreurs d’enfance, les stigmates enfouis et la culpabilité de nos actions faites. Qui n’a jamais fait de conneries plus jeunes? Et si des bouts de ces conneries, comme Georges a fait à l’âge de six ans, remontent à la surface plusieurs années plus tard? C’est tout un questionnement face au sens et aux conséquences de nos actes. La mémoire est sélective dit-on, mais la conscience, elle, charrie les avaries du passé! Tout ça pour dire qu’avec une caméra, on peut archiver bien des choses, seulement, les gens veulent bien montrer se qu’ils veulent montrer par la suite. Alors, la personne qui tient la caméra, détient la vérité et elle seule en est juge. Et si cette personne travaillait par pur hasard dans les médias? C’est donc maintenant rendu un problème de communication de masse, car ce traumatisme n’est pas seulement lié à l’individu lui-même, mais à toute une société où les images et paroles trahissent, dissimulent, manipulent et révèlent un jour une face cachée de quelqu’un! (par exemple le passé du politicien André Boisclair avec la cocaïne…) Ainsi dire, l’image est là, porteuse d’horreurs inavouables et de remords silencieux. A-t-on besoin de tout enregistrer pour finalement tout avouer? N’oublions pas que le Royaume-Uni est doté d’au plus de 4 200 000 de caméras de surveillance. Qui voudrait aller se promener en centre-ville de Londres?

  • Les gens abusent-ils de la capacité des médias et des médiums?

  • A-t-on peur de notre liberté? Et si ces caméras voyeuses tombaient entre mauvaises mains comme dans le film Caché de Michael Haneke?

  • Le problème source est-il le comportement de l’être humain ou c’est la technologie informatique qui est trop évoluée? 

Voici une citation bien octroyée! : « Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre. »  Thomas Jefferson

- OrION