Animal Farm, un livre de George ORWELL

13 11 2007

orwell

Synopsis : 

« Un soir, tous les animaux de la ferme du Manoir sont convoqués dans la grange par Sage l’Ancien, le plus vieux cochon de la ferme. Celui-ci leur fait part d’un rêve qu’il a fait quelques jours plus tôt, dans lequel lui était apparu un monde débarrassé de la race humaine. Cela lui a laissé entrevoir les nombreux avantages dont les animaux pourraient alors profiter (travailler dignement et non plus en esclaves, avoir des loisirs, vivre plus longtemps, etc.). » (Wikipédia, 2007)

 

L’être humain rêve d’un monde où il n’y a pas d’inégalité. Toutefois, la loi de la force et de la tromperie est de mises dans tout pouvoir politique ou presque. Peut-on, aujourd’hui, dans un monde considéré démocrate, construire une société égalitaire? Imaginez les organismes se fusionner et se respecter! Imaginez des médias neutres et qui dénoncent ce qu’ils doivent dénoncer! Il y a des liens très intéressants à faire avec le livre de George Orwell, La Ferme des animaux, une fable dénonçant le régime de l’Union soviétique.

Notamment, cette œuvre vaut à Orwell une renommée et son livre est considéré comme une référence éthique que l’on peut, même aujourd’hui, associé à nos gouvernements. Des gouvernements qui exercent encore le métier avec une approche parfois autoritarisme. Et avec qui ces gouvernements fraternisent-ils le plus? Les médias bien sûrs, car leurs paroles sont visibles juste là!

Avant tout, qu’est-ce qu’une approche autoritarisme? C’est « tout régime politique qui exerce le pouvoir de façon autoritaire, c’est-à-dire par des moyens de contrôle et de pression plus ou moins radicaux »(1).

À l’égard de cette définition et de la fable, regardons par exemple l’Administration de Bush face à la guerre. Tout compte fait, la grande majorité des gens, y compris la plupart des Américains, s’opposent à ces guerres lancées depuis le siècle dernier. Le gros de l’humanité réalise correctement que les allégations de Bush à propos des armes de destruction massive en Irak ou la menace imminente de l’Afghanistan ne sont qu’un prétexte cynique pour lancer des guerres de conquêtes et de pillages. Les gens le savent et ne se fient certainement pas à la télévision et aux journaux, car l’information, la vraie, n’y est même pas reflétée! Les gouvernements, représentés par les médias, inventent des mots comme le terroriste, utilisent des termes comme le bien et le mal, et surtout, soulèvent la foi! Mon œil! Ils nous montrent que le « reaction shot » de tout ce qui se passe dans le monde et nous font sentir « cheap ».  Ils tendent l’illusion dynamique à laquelle les gens sont le plus sensibles et nous font avaler n’importe quoi pour que le peuple appuie les dires!  En plus, ce qu’il y a d’ahuri dans l’idéologie de Bush, c’est qu’elle considère qu’on peut soumettre les gens par la peur. Par les médias, elle s’est amplifiée et s’est diffusée partout dans le monde. L’Amérique est devenue une hyperpuissance en se contentant, le plus souvent, de montrer sa force pour se faire respecter ou faire valoir ses idéologies. Cette vérité était-elle présente sur CBC ou FOX? Pourquoi faut-il aller à l’école pour savoir ces choses? Si seulement les médias nous disaient les bons trucs…

Tout ça pour dire que quand j’ai lu La ferme des animaux, j’ai comparé tout de suite l’environnement Bush à celle des animaux :

« […] une fois aux commandes, les cochons [Administration Bush] apprennent à lire [manipuler] et assoient leur pouvoir sur leur supériorité intellectuelle [le contrôle des médias, leur religion, les mensonges]. Les chefs [Administration Bush] proclament l’animaliste [la suprématie et le capitaliste] idéologie officielle. Progressivement, le cochon Napoléon [Bush] évince son rival Boule de Neige [Ben Laden] et massacre les animaux soupçonnés de pactiser avec ce traître [Saddam H.]. En plus d’éliminer ses ennemis avec sa meute de chiens féroces [puissance militaire], les autres animaux sont rationnés [problème de pauvreté et de classes sociales]. Rapidement, les cochons [Administration Bush] détournent la démocratie à leur profit [argent, pétrole, mondialisation] et manipulent les foules bêlantes [citoyens passifs]. Ces foules, qui n’ont aucun droit de regard sur la vie politique de la ferme [privatisation], n’ont pas accès à l’enseignement, réservé à “l’élite [riches]” porcine. Et pour bien orchestrer ce petit chantier, les porcs [Administration Bush] contrôlent l’information [les médias] et assaisonnent les règlements comme bon leur semble [agir contre l’avis de l’ONU et du Conseil de Sécurité]. Finalement, ils rééditent sept commandements, parmi lesquels on trouve ceci : 

  • 1) Aucun animal ne dormira dans un lit avec des draps [les relations internationales sont des relations régies par la force et non par le droit];

  • 2) Aucun animal ne boira de l’alcool à l’excès [Les États-Unis, seule superpuissance de l’après-guerre froide, ont dès lors le droit d’imposer leurs vues, leurs intérêts, leurs valeurs];

  • 3) […] » 

 En définitive, le Pentagone et les milieux les plus influents de l’Administration américaine sont partisans de la théorie de laorwell2 suprématie et du contrôle de leur peuple. Ils croient donc que les rapports internationaux sont fondés sur la force, et non pas sur le droit. Cette idéologie réside dans la doctrine de Bush et pourrait être représentée comme une réminiscence de l’œuvre d’Orwell : « tous les animaux sont égaux, sauf que certains sont plus égaux que les autres ». Seulement, les médias ne le dénoncent pas. Drôle de ressemblance avec les trois problématiques de l’école de francfort.

Cependant, serait-il intéressant d’observer les ressemblances entre le système américain et le système canadien? Les médias traitent-ils de la même vision les événements?  

- OrION

 

(1) MORAZAIN, André et PUCELLA, Salvator, Éthique et politique, Montréal, Erpi, 1988, 130 pages





Festival du cinéma international

6 11 2007

Une centaine de longs métrages voient le jour chaque année au Québec et c’est dans les festivals comme celui-ci, je crois, qu’on a la plus belle opportunité d’en visionner le plus et d’y rencontrer leurs réalisateurs, scénaristes, ou mêmes acteurs. Ce fut cette semaine la 26e édition du festival du cinéma international en Abitibi-Témiscaminque. Incroyable comme on se sent privilégié dans de telles circonstances. Souvent dans les gros centres, aujourd’hui en région. Mon passeport, d’une valeur de 89 dollars, en valait son pesant d’or : 22 longs métrages, 59 courts ou moyens métrages et 37 films d’animation en provenance de 23 pays.

Bien qu’à passer ma semaine de relâche à écouter ces nouveautés mondiales, j’ai beaucoup apprécié les nombreuses diffusions, aussi bien que l’attention apportée à cet événement. La grandeur, la splendeur et surtout l’honnêteté de ce résultat multiple se sont jouées grâce aux nombreux talents qui nous unissent.  Bravo à tous les participants, spectateurs et surtout, bravo aux organisateurs!

Ce que je déplore malheureusement, c’est qu’il y a des gens qui ne sont jamais satisfaits. Certes, beaucoup critiquent l’intégrité de ces films ou de l’organisation, se firent aux dires d’autrui et se cachent derrière « la » réputation de ceux-ci. J’ai même entendu que c’était une perte de temps ce qu’est le cinéma de répertoire! Je suis bien d’accord, chère cousine, à ce qu’il y a des films moins bon que d’autre, mais de là à « blaster » tout le cinéma en général… Sur ce, j’ai bien aimé la réplique de Denis Arcan jeudi dernier :

« […] Ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez se plantent à tout coup. […] Si j’ai décidé de changer l’acte quatre d’Aristote, c’est que je voyais ce film de cette façon. J’ai choisi de faire des films par choix personnel, et non par choix de popularité. […] Et c’est quelque chose qui me tient à cœur, et les critiques je m’en tabarnak (rire)… »

C’est donc avec un point de vue optimiste et de fierté que mes trois coups de cœur se dirigent vers :

  1. La Brunante, un film de Fernand Dansereau

  2. 4 luni, 3 saptamini si 2 zile, un film de Cristian Mungiu

  3. La logique du remords, un film de Martin Laroche

Toutefois, ce qui est le plus attachant dans cette histoire, c’est de voir en même temps que la diversité, la relève des jeunes qui s’intéressent à cet univers formidable. J’ai constaté que ce n’est pas juste les finissants des écoles réputées comme à l’UDM, Concordia, l’UQAM ou même l’INIS qui parcourt ce terrain vaste, mais les personnes de mon entourage; de l’Abitibi-Témiscaminque. J’ai pu voir le travail de Jérémie Larouche (étudiant à l’UQAT) comme assistant-caméraman sur Le peuple invisible de Richard Desjardins, ou même, la participation de Julien-Pierre Arseneault (un de mes bons amis) sur le documentaire signé Martin Guérin sur la vie de Réal V. Benoît. En plus, quelques finissants en animation 3D ont présenté leurs projets finaux. Et moi-même, grâce à ce festival, j’ai eu la chance de travailler sur un plateau avec le réalisateur Frédérik Pelletier. Tout est simplement incroyable et plusieurs souvenirs sont mémorables! Des gens d’ici, pour la relève d’aujourd’hui.  

J’espère donc vous revoir l’année prochaine pour la 27e édition! Et n’oubliez pas d’encourager la relève!

festival

 -OrION