Une centaine de longs métrages voient le jour chaque année au Québec et c’est dans les festivals comme celui-ci, je crois, qu’on a la plus belle opportunité d’en visionner le plus et d’y rencontrer leurs réalisateurs, scénaristes, ou mêmes acteurs. Ce fut cette semaine la 26e édition du festival du cinéma international en Abitibi-Témiscaminque. Incroyable comme on se sent privilégié dans de telles circonstances. Souvent dans les gros centres, aujourd’hui en région. Mon passeport, d’une valeur de 89 dollars, en valait son pesant d’or : 22 longs métrages, 59 courts ou moyens métrages et 37 films d’animation en provenance de 23 pays.
Bien qu’à passer ma semaine de relâche à écouter ces nouveautés mondiales, j’ai beaucoup apprécié les nombreuses diffusions, aussi bien que l’attention apportée à cet événement. La grandeur, la splendeur et surtout l’honnêteté de ce résultat multiple se sont jouées grâce aux nombreux talents qui nous unissent. Bravo à tous les participants, spectateurs et surtout, bravo aux organisateurs!
Ce que je déplore malheureusement, c’est qu’il y a des gens qui ne sont jamais satisfaits. Certes, beaucoup critiquent l’intégrité de ces films ou de l’organisation, se firent aux dires d’autrui et se cachent derrière « la » réputation de ceux-ci. J’ai même entendu que c’était une perte de temps ce qu’est le cinéma de répertoire! Je suis bien d’accord, chère cousine, à ce qu’il y a des films moins bon que d’autre, mais de là à « blaster » tout le cinéma en général… Sur ce, j’ai bien aimé la réplique de Denis Arcan jeudi dernier :
« […] Ceux qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez se plantent à tout coup. […] Si j’ai décidé de changer l’acte quatre d’Aristote, c’est que je voyais ce film de cette façon. J’ai choisi de faire des films par choix personnel, et non par choix de popularité. […] Et c’est quelque chose qui me tient à cœur, et les critiques je m’en tabarnak (rire)… »
C’est donc avec un point de vue optimiste et de fierté que mes trois coups de cœur se dirigent vers :
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La Brunante, un film de Fernand Dansereau
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4 luni, 3 saptamini si 2 zile, un film de Cristian Mungiu
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La logique du remords, un film de Martin Laroche
Toutefois, ce qui est le plus attachant dans cette histoire, c’est de voir en même temps que la diversité, la relève des jeunes qui s’intéressent à cet univers formidable. J’ai constaté que ce n’est pas juste les finissants des écoles réputées comme à l’UDM, Concordia, l’UQAM ou même l’INIS qui parcourt ce terrain vaste, mais les personnes de mon entourage; de l’Abitibi-Témiscaminque. J’ai pu voir le travail de Jérémie Larouche (étudiant à l’UQAT) comme assistant-caméraman sur Le peuple invisible de Richard Desjardins, ou même, la participation de Julien-Pierre Arseneault (un de mes bons amis) sur le documentaire signé Martin Guérin sur la vie de Réal V. Benoît. En plus, quelques finissants en animation 3D ont présenté leurs projets finaux. Et moi-même, grâce à ce festival, j’ai eu la chance de travailler sur un plateau avec le réalisateur Frédérik Pelletier. Tout est simplement incroyable et plusieurs souvenirs sont mémorables! Des gens d’ici, pour la relève d’aujourd’hui.
J’espère donc vous revoir l’année prochaine pour la 27e édition! Et n’oubliez pas d’encourager la relève!

-OrION