
Synopsis :
« Un soir, tous les animaux de la ferme du Manoir sont convoqués dans la grange par Sage l’Ancien, le plus vieux cochon de la ferme. Celui-ci leur fait part d’un rêve qu’il a fait quelques jours plus tôt, dans lequel lui était apparu un monde débarrassé de la race humaine. Cela lui a laissé entrevoir les nombreux avantages dont les animaux pourraient alors profiter (travailler dignement et non plus en esclaves, avoir des loisirs, vivre plus longtemps, etc.). » (Wikipédia, 2007)
L’être humain rêve d’un monde où il n’y a pas d’inégalité. Toutefois, la loi de la force et de la tromperie est de mises dans tout pouvoir politique ou presque. Peut-on, aujourd’hui, dans un monde considéré démocrate, construire une société égalitaire? Imaginez les organismes se fusionner et se respecter! Imaginez des médias neutres et qui dénoncent ce qu’ils doivent dénoncer! Il y a des liens très intéressants à faire avec le livre de George Orwell, La Ferme des animaux, une fable dénonçant le régime de l’Union soviétique.
Notamment, cette œuvre vaut à Orwell une renommée et son livre est considéré comme une référence éthique que l’on peut, même aujourd’hui, associé à nos gouvernements. Des gouvernements qui exercent encore le métier avec une approche parfois autoritarisme. Et avec qui ces gouvernements fraternisent-ils le plus? Les médias bien sûrs, car leurs paroles sont visibles juste là!
Avant tout, qu’est-ce qu’une approche autoritarisme? C’est « tout régime politique qui exerce le pouvoir de façon autoritaire, c’est-à-dire par des moyens de contrôle et de pression plus ou moins radicaux »(1).
À l’égard de cette définition et de la fable, regardons par exemple l’Administration de Bush face à la guerre. Tout compte fait, la grande majorité des gens, y compris la plupart des Américains, s’opposent à ces guerres lancées depuis le siècle dernier. Le gros de l’humanité réalise correctement que les allégations de Bush à propos des armes de destruction massive en Irak ou la menace imminente de l’Afghanistan ne sont qu’un prétexte cynique pour lancer des guerres de conquêtes et de pillages. Les gens le savent et ne se fient certainement pas à la télévision et aux journaux, car l’information, la vraie, n’y est même pas reflétée! Les gouvernements, représentés par les médias, inventent des mots comme le terroriste, utilisent des termes comme le bien et le mal, et surtout, soulèvent la foi! Mon œil! Ils nous montrent que le « reaction shot » de tout ce qui se passe dans le monde et nous font sentir « cheap ». Ils tendent l’illusion dynamique à laquelle les gens sont le plus sensibles et nous font avaler n’importe quoi pour que le peuple appuie les dires! En plus, ce qu’il y a d’ahuri dans l’idéologie de Bush, c’est qu’elle considère qu’on peut soumettre les gens par la peur. Par les médias, elle s’est amplifiée et s’est diffusée partout dans le monde. L’Amérique est devenue une hyperpuissance en se contentant, le plus souvent, de montrer sa force pour se faire respecter ou faire valoir ses idéologies. Cette vérité était-elle présente sur CBC ou FOX? Pourquoi faut-il aller à l’école pour savoir ces choses? Si seulement les médias nous disaient les bons trucs…
Tout ça pour dire que quand j’ai lu La ferme des animaux, j’ai comparé tout de suite l’environnement Bush à celle des animaux :
« […] une fois aux commandes, les cochons [Administration Bush] apprennent à lire [manipuler] et assoient leur pouvoir sur leur supériorité intellectuelle [le contrôle des médias, leur religion, les mensonges]. Les chefs [Administration Bush] proclament l’animaliste [la suprématie et le capitaliste] idéologie officielle. Progressivement, le cochon Napoléon [Bush] évince son rival Boule de Neige [Ben Laden] et massacre les animaux soupçonnés de pactiser avec ce traître [Saddam H.]. En plus d’éliminer ses ennemis avec sa meute de chiens féroces [puissance militaire], les autres animaux sont rationnés [problème de pauvreté et de classes sociales]. Rapidement, les cochons [Administration Bush] détournent la démocratie à leur profit [argent, pétrole, mondialisation] et manipulent les foules bêlantes [citoyens passifs]. Ces foules, qui n’ont aucun droit de regard sur la vie politique de la ferme [privatisation], n’ont pas accès à l’enseignement, réservé à “l’élite [riches]” porcine. Et pour bien orchestrer ce petit chantier, les porcs [Administration Bush] contrôlent l’information [les médias] et assaisonnent les règlements comme bon leur semble [agir contre l’avis de l’ONU et du Conseil de Sécurité]. Finalement, ils rééditent sept commandements, parmi lesquels on trouve ceci :
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1) Aucun animal ne dormira dans un lit avec des draps [les relations internationales sont des relations régies par la force et non par le droit];
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2) Aucun animal ne boira de l’alcool à l’excès [Les États-Unis, seule superpuissance de l’après-guerre froide, ont dès lors le droit d’imposer leurs vues, leurs intérêts, leurs valeurs];
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3) […] »
En définitive, le Pentagone et les milieux les plus influents de l’Administration américaine sont partisans de la théorie de la
suprématie et du contrôle de leur peuple. Ils croient donc que les rapports internationaux sont fondés sur la force, et non pas sur le droit. Cette idéologie réside dans la doctrine de Bush et pourrait être représentée comme une réminiscence de l’œuvre d’Orwell : « tous les animaux sont égaux, sauf que certains sont plus égaux que les autres ». Seulement, les médias ne le dénoncent pas. Drôle de ressemblance avec les trois problématiques de l’école de francfort.
Cependant, serait-il intéressant d’observer les ressemblances entre le système américain et le système canadien? Les médias traitent-ils de la même vision les événements?
- OrION
(1) MORAZAIN, André et PUCELLA, Salvator, Éthique et politique, Montréal, Erpi, 1988, 130 pages
Interprétation bien articulée des phénomènes historiques, et extrapolation adéquate de la pensée d’Orwell, qui s’est lui-même donné comme mission d’éduquer le peuple, par l’entremise de ses récits, afin de tenter de changer l’ordre des choses. Et, comme l’auteur l’a si bien dit, “dans les temps de tromperie et de dissimulation universelle, dire la vérité devient un acte révolutionnaire”.
Ce qui est, à mon avis, le risque dans une société telle la nôtre, c’est que “ceux qui comprennent l’histoire sont condamnés à observer les autres idiots la répéter” (Peter Lamborn Wilson).
Aldous Huxley, dans un fil de pensée similaire, croit que “that men do not learn very much from the lessons of history is the most important of all the lessons that History has to teach.”
Personnellement, je crois qu’une prise de conscience par rapport aux éléments en jeu, côté politique, est essentiel dans une société comme la nôtre, surtout celle des États-Unis en cette époque particulière, parce que sans prendre conscience d’une situation donnée, il est impossible d’y faire face adéquatement et d’entreprendre les actions nécessaires.
Je laisserai alors la responsabilité au lecteur prendre connaissance des ressources en ligne suivantes, qui seront, soit dit en passant, en mesure de susciter une cognition digne d’êtres pensants s’ils sont pris au sérieux:
http://en.wikipedia.org/wiki/Open_society
http://www.huffingtonpost.com/naomi-wolf/ten-steps-to-close-down-a_b_46695.html
Dans un autre ordre d’idées, ce vers quoi j’aimerais personnellement voir évoluer la politique américaine serait un respect absolu des droits fondamentaux de l’être humain. Dans cette optique, cet interview avec le candidat présidentiel américain Ron Paul semble prometteur:
super tro cool tro bien comme livre j’adore tro !!