Que dire de la grève…

20 12 2007

Voilà quelques semaines déjà, je parlais de la grève étudiante sur le dégel des frais de scolarité… Quelqu’un en a réentendu parler? La grève est-elle déjà désuète?  

 greve01Mise en contexte : au plus fort de la semaine de mi-novembre, près de 60 000 étudiants québécois étaient en grève. Des étudiants des cégeps et des universités, dont l’Université du Québec en Outaouais, l’Université Laval et le Collège Dawson, ont déserté les classes de un à trois jours entre le 14 et le 16 novembre pour manifester contre le dégel des frais de scolarité. Tout ça réunit environ 33 associations étudiantes des quatre coins de la province. En fait, les grévistes manifestent pour le dégel des frais de scolarité qui englobe la province au complet pour une modique somme de 50 $ par session sur 5 ans. 

Seulement, cette grève étudiante 2007 a-t-elle un sens? Et si on définit le terme de « grève »… 

La notion de grève a un sens dans la mesure où elle est (enfin…, devrait être) un ultime recours face à une direction refusant des revendications légitimes (salaires minables, conditions de travail intolérables, problèmes de sécurité, brimades, harcèlement, etc.) et, deuxièmement, où elle pénalise cette direction en provoquant des pertes pour l’entreprise. 

Ainsi, pourrait-on dire que les étudiants grèvent pour les bonnes notions? Cette moitié de coalition qui prend forme depuis l’autonome 2007 n’est que, d’après moi, un abus envers la liberté d’expression. Et pourquoi? Parce que plusieurs étudiants qui sont en grève ne savent même pas les vrais fondements de leur grève. Une minorité pour le dégel des frais de scolarité, l’autre moitié pour la gratuité scolaire! Et, en fin de compte, est-ce qu’il a eu des pertes pour le gouvernement? Bien sûr que non… il ne fait que s’efforcer à mentionner qu’aux USA, les sessions coûtent pas loin de 20 000 $. Mais qui appuyer? Et si nous écoutons les médias, avons-nous raison de leur donner parole pour que l’on puisse prendre position? Il ne faut pas oublier de mentionner que le jeu primordial, de ceux-ci, nous enfonce dans un gouffre sans fin : tout ce que l’on apprend d’eux, ce n’est que de matière à primeur et de manipulation :

· Une centaine d’étudiants ont été arrêtés dans la nuit de mercredi au Cégep du Vieux-Montréal, après avoir refusé de quitter les lieux. La police est également intervenue à deux reprises, lundi, à l’Université du Québec à Montréal (UQÀM) ( SOURCE )

· Mme Courchesne a expliqué que son gouvernement avait bonifié l’aide financière aux étudiants pour éviter que le dégel des frais ait un impact négatif sur l’accessibilité à l’éducation supérieure. ( SOURCE )

Haha! De la manière dont je dicte mes choses, c’est comme si j’étais contre les grèves. Mais rassurez-vous! Ce que je déplore, ici, ce n’est pas la grève en tant que telle, mais le « pourquoi » de la grève… Faisons un peu d’histoire… 

  • Dès 1445, l’université de Sorbonne à Paris, proclame la grève envers l’État et se résulte à 9 mois de grève contre greveles frais scolaires…

  • En 1940, il y a eu une grève nationale en France; trois mois faisant même des morts et elle se termine par une abolition des frais d’inscriptions.

  • En 1970-80, c’est grâce à la grève des baby-boomers qu’aujourd’hui on a une gestion de prêts et bourse au Québec…

  • En 2005… 230 000 étudiants pour la coupure des 103 millions… J’ai moi-même assisté à cette grève de trois mois et tous ces accommodements ont valu leur pesant d’or!

Manifestement, ces grandes grèves ont eu de l’impact, mais le sens de la question était d’appuis par une grande majorité! Ainsi dire, la grève étudiante a ses bienfaisances et j’y crois! Toutefois, aujourd’hui, est-ce que nous gérons le concept adéquatement? Enfin, toute cette panoplie d’actions/réactions n’en vaut pas la peine d’après moi pour le cas 2007. Manifestement, je crois donc que nous avons besoin d’inventer de nouveaux moyens d’action, qui ne pénaliseront que les responsables politiques, sans se retourner contre les étudiants ou d’autres catégories de personnel. Sinon, arrêtez de grever pour n’importe quoi!

Qu’en pensez-vous? 

-OrION





Le web 2.0 est-il sécuritaire..?

13 12 2007

En naviguant tranquillement sur les nouveaux liens que Le Prof ajoute à sa liste une fois de temps en temps, j’ai lu un article très intéressant concernant le web 2.0 sur www.ecrans.fr .

Voici son résumé :

  • à Netvibes :

- de changer tous les logins d’accès à leurs sites de développement
- de former les développeurs sur la sécurité
- de supprimer tous leurs « Webnote » contenant des données confidentielles
- de bloquer tous les modules qui enregistrent des logins et mot de passe de sites tiers
- de demander à tous leurs utilisateurs de changer le mot de passe de leur compte Netvibes, ainsi que leur compte courriel s’il est identique
- de me contacter afin que je leur donne la faille que j’ai utilisée afin de sécuriser Netvibes

  • aux utilisateurs :

- de changer régulièrement leurs mots de passe
- de ne pas saisir de données confidentielles dans leurs « Webnotes »
- de se montrer plus prudents sur ces nouveaux sites « Web 2.0 », même aussi populaires que Netvibes et FaceBook, qui sont merveilleux à utiliser, mais qui ne vous protègent pas tous encore contre le vol de données personnelles par des personnes malintentionnées…

Vous l’avez deviné….Vous connaissez Netvibes? Bien, c’est l’un des plus gros marchands de widgets en Europe. Le but de leur site web est de recréer un environnement de bureau, mais online! Donc, avec environs 100 000 de widgets, tout le monde peut faire n’importe quoi. Des développeurs ont même essayé de pirater cet environnement et ont facilement réussi avec pas moins de 5 lignes de code! Le secret : faire un widget retirant tout ce que l’utilisateur écrit ou presque web2.0sur son bureau virtuel…

Haha! Depuis que j’ai lu cet article, j’ai retiré immédiatement deux widgets de Vista qui, premièrement, simplifiait ma configuration courriel et de deux, qui me permet de prendre des webnotes. Sur ce, le message est clair : gardez vos informations personnelles dans votre mémoire ou bien créez-vous une identité virtuelle et changez l’habitude des mots de passe! Cela équivaut pour FaceBook, MySpace, Flirk et toute cette panoplie de communications virtuelles qui amplifient la tête de l’humanité à coup de «Je veux avoir plein d’amis» ou bien à coup  de «Je veux All-In-One»…

Comme Jean Baudrillard dirait: les médias et le numérique sont rendus tellement envahissants que pour certains, tout cela devient une vraie réalité! Arrêtez donc de vous créer une fausse réalité et profiter donc de la vie d’aujourd’hui.

Carpé-Diem.

Voici l’article, allez la lire..! Il décrit même comment il a procédé et les interrogations existentialismes qu’il a eus à travers toute cette aventure :) L’article a paru voilà déjà un an, mais a toute son importance…

Et faites attention à votre identité, même si vous avez supprimé votre acompte, les archives ont une durée de vie de 15 ans selon Google!

- OrION





Thomas est amoureux, un film de Pierre Paul RENDERS

13 12 2007

Thomas est amoureux, un film de Pierre Paul RENDERS

 

Prix Fripesci à la Mostra de Venise, 2000;

Prix du jury au Festival du  nouveau cinéma des nouveaux médias de Montréal, 2000;

Nombreux prix au 8ième Festival de Gérardner Fantastic’Art, 2001.

 

amoureux

  Synopsis :

«Thomas (Benoît Verhaert), un jeune homme de 32 ans, souffre d’agoraphobie aiguë. Depuis huit ans, il vit reclus chez lui et ne voit les gens que par l’intermédiaire de son ordinateur. Il a confié la gestion de sa vie à la Globale, une société d’assurances qui veille sur son bien-être matériel et mental. C’est le bonheur ou presque. Mais Thomas est seul.  Clara, sa partenaire virtuelle, ne lui suffit plus. Son assureur (Alexandre Von Sivers) lui apprend qu’il a droit à l’assistance d’un service de prostituées pour handicapés. Au même moment, pour le secouer, son psy (Frédéric Topart) l’inscrit de force dans un club de rencontres informatiques.» ( Allocine, 2007 )
 

Depuis la sortit de Thomas est amoureux en 2000, Pierre Paul Renders jouit d’une excellente réputation et sa carrière internationale s’annonce très prometteuse. D’ailleurs, il est intéressant de voir que son œuvre, applaudie par les critiques, surprend également le spectateur moyen (même le plus averti) par un imaginaire fascinant et un univers futuriste frôlant le surréalisme. Certes, il a réussi quand même à nous offrir un contenu qui est très d’actualité aussi bien dans son propos que son contexte. Définitivement, Jean-Pierre Renders redonne non seulement un nouveau souffle au cinéma, mais aussi un sens visuel aux problématiques envers la nouvelle technologie.

Dans son film, il montre bien les enjeux et les possibilités illimitées de ces nouvelles technologies et du cyberespace qui nous envahit de plus en plus. Pour le spectateur, la caméra est le prolongement de l’être humain comme l’être humain est le prolongement de la caméra. Ainsi, pour le personnage de Thomas, les nouvelles technologies et le cyberespace sont le prolongement de son propre corps et subséquemment, il accède à la vie et au cybersexe. La technologie lui permet donc d’avoir une vie relativement normale dans la mesure où il peut entrer en contact, toujours par la médiation, avec son entourage. Or, cette médiation, par les nouvelles technologies, n’est cependant pas sans conséquence et le film est, à cet égard, une réflexion autour de l’individu : un individu marginalisé par la société et conditionné par l’industrie.

Pourrait-on analyser ce contenu filmique versus la société actuelle? Ainsi, quelles seront les interactions et les interrelations humaines de demain? La communication « réelle », donc palpable, de vive voix, en chair et en os sera-t-elle évacuée par les nombreuses possibilités des nouvelles technologies?

Est-ce possible et sommes-nous capables de balancer toute notre vie dans un simulacre et une hyperréalité comme dans le premier long métrage de Renders? 

-         OrION

 





RFID et le contrôle électronique…

6 12 2007

rfidLes avancées de la RFID permettent à la technologie de nombreuses nouvelles possibilités. On a pensé à en mettre dans les cartes d’identité des employés, de façon à ce qu’il n’y ait pas besoin de glisser de carte pour franchir les points de contrôle de sécurité.

On a commencé à la mettre dans des cartes d’étudiant dans certaines régions d’Asie, et maintenant on dirait que le passeport américain typique va avoir une puce RFID incorporée très prochainement. Seulement, pas juste nos voisins se dotent de cette puce. Le Québec est en train de négocier une entente avec le gouverneur du Vermont, Jim Douglas, pour un permis de conduire qui remplacera le passeport ce qui facilitera le passage d’un côté à l’autre de la frontière. 

Les puces RFID que l’on trouve dans ces nouveaux passeports ou dans nos futurs permis de conduire transporteront toutes les données que la copie papier contient, y compris toute votre information personnelle et une version numérique de la photographie. Selon les responsables du gouvernement, ceci améliorera le processus parce que le « scanning » et le recoupement via des bases de données de sécurité sont plus faciles. 

 Cela dit, des problèmes de sécurité arrivent clairement au premier rang, car comme n’importe qui qui se sert d’un réseau « Wi-Fi » à la maison ou au travail vous le dira, il y a toujours le souci des personnes qui piratent. Les puces RFID étant incrustées dans les cartes d’identité, le vol d’identité peut être réalisé sans l’aide d’aucun fil parce que votre information privée se trouve simplement là, dans l’air pour, attendant que des criminels la saisissent. En fait, le prototype des passeports néerlandais à RFID a échoué à l’essai lorsqu’une firme de sécurité a « craqué » le codage sans trop d’effort.  

Bref, ce qui n’était hier encore que science-fiction est aujourd’hui bien réel. Poursuivons un peurfid2 la réflexion : si l’on est parvenu à appliquer cette technique sur des cartes étudiantes, pourquoi ne pourrait-on pas en faire de même sur les êtres humains? C’est en tout cas techniquement et technologiquement possible. Bien sûr, il y a des règles morales, éthiques, légales, ainsi que les Droits de l’Homme (qui sont bafoués chaque jour) pour nous « protéger »… Mais ces barrières sont-elles réellement suffisantes et efficaces??? Sommes-nous encore dans l’Ère du « Big Brother »?  

Finalement, le premier ministre Jean Charest affirme que ce n’est qu’une solution « B » du passeport obligatoire pour aller aux États-Unis. N’a-t-il pas oublié de mentionner les désavantages de ces nouvelles technologies? 

- OrION

Source : Voyager sans passeport de Radio-Canada 

Voici déjà, un bar en Espagne qui offre une puce cutanée pour faciliter le mode paiement ( à 2 minutes 02 seconde )…

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